L’élevage, la chasse et la cueillette sur la frontière du sauvage et du domestique, de la Californie au Mexique
Les auteurs rattachés à l’anthropologie perspectiviste et au tournant ontologique ont contribué à vulgariser une vision manichéenne du néolithique et de ses conséquences : rompant avec l’éthique « profondément écologique » et les ontologies « inclusives » des chasseurs-cueilleurs, la révolution néol...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/pm, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Préhistoires méditerranéennes
2026
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Les auteurs rattachés à l’anthropologie perspectiviste et au tournant ontologique ont contribué à vulgariser une vision manichéenne du néolithique et de ses conséquences : rompant avec l’éthique « profondément écologique » et les ontologies « inclusives » des chasseurs-cueilleurs, la révolution néolithique aurait inévitablement conduit à la coercition étatique, à l’exploitation effrénée par les humains de « non humains » relégués au rang d’objets impersonnels, à la colonisation et à terme au désastre écologique de l’économie capitaliste. Par une approche ethno-historique de sociétés amérindiennes de Californie et du Mexique, de l’époque précoloniale jusqu’à nos jours, cet article met en exergue des cultures originales dont le rapport à la domestication des plantes et des animaux, non exempt d’un certain droit de propriété, ne met pas à distance la fluidité ontologique entre les espèces et se conjugue systématiquement avec un univers technologique et symbolique de chasseurs-cueilleurs. Ainsi ces sociétés, loin d’être des conservatoires idéalisés du « bon sauvage », ont-elles pu, dans la mesure où elles ont survécu aux ravages de l’histoire, adapter leur ontologie à un monde colonisé, dans un premier temps, puis globalisé. |
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