On ne naît pas sculptrice, on le devient. Apprendre à sculpter à Paris vers 1900

Cet article s’intéresse à l’historiographie de l’étude de l’enseignement de la sculpture au prisme du genre à la fin du xixe siècle, un champ longtemps sous-estimé dans les travaux sur les femmes artistes, cantonnés aux femmes peintres, ainsi que dans l’histoire de la sculpture, où Camille Claudel a...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/perspective,
Autore principale: Belgherbi, Eva
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Perspective 2026
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Riassunto:Cet article s’intéresse à l’historiographie de l’étude de l’enseignement de la sculpture au prisme du genre à la fin du xixe siècle, un champ longtemps sous-estimé dans les travaux sur les femmes artistes, cantonnés aux femmes peintres, ainsi que dans l’histoire de la sculpture, où Camille Claudel apparaissait comme une exception au milieu des sculpteurs. Or, depuis une quarantaine d’années, les corpus de parcours de sculptrices émergent, grâce à une recherche vive et internationale. On en connaît davantage sur leurs œuvres, que les musées redécouvrent aujourd’hui, mais également sur leurs formations. À Paris, elles sont nombreuses à avoir appris à sculpter dans les académies privées, Julian et Colarossi, avant que l’École des beaux-arts ne leur concède un atelier en 1900. Une enquête où l’on fait feu de tout bois est alors nécessaire pour retrouver les traces – souvent maigres – de cet enseignement : dans les journaux, les petites annonces, les registres, les catalogues du Salon et la culture visuelle de l’époque.