Dispositifs d’insertion, pratiques et transformation des représentations de l’entreprise

Ce travail constitue une approche longitudinale des représentations sociales de l’entreprise auprès d’étudiants ayant vécu des situations de transition (pratiques sociales) différentes (classique – alternance) et étant insérés depuis deux ans dans la vie professionnelle. Les auteurs s’inscrivent dan...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/osp,
المؤلفون الرئيسيون: Papet, Jacqueline, Louche, Claude
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: L’Orientation scolaire et professionnelle 2009
الموضوعات:
الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
الوصف
الملخص:Ce travail constitue une approche longitudinale des représentations sociales de l’entreprise auprès d’étudiants ayant vécu des situations de transition (pratiques sociales) différentes (classique – alternance) et étant insérés depuis deux ans dans la vie professionnelle. Les auteurs s’inscrivent dans une problématique où deux champs théoriques s’éclairent mutuellement ; celui des Transitions et celui des Représentations. Les représentations sociales de l’entreprise, leur construction et leur évolution sont des moyens privilégies d’illustration des remaniements cognitifs élaborés par les sujets en situations de transition ; parallèlement les situations de transition étudiées (école-emploi) et leurs dispositifs de formation associés (classique/alternance) illustrent parfaitement la question des pratiques sociales essentielles dans l’étude des représentations. La méthode I.S.A. utilisée dans une précédente étude est reprise ici par souci de cohérence. Les résultats font apparaître des éléments importants. L’analyse longitudinale révèle des modifications des représentations sociales au cours du temps, pour les deux groupes (formation classique/formation en alternance). Même si ce ne sont là que les résultats d’une première étude longitudinale, ils apparaissent comme surprenants compte tenu des effets habituellement observés par les travaux sur les représentations et notamment sur la stabilité du « noyau ». Par ailleurs, la comparaison des représentations chez les deux groupes au bout des deux ans de vie professionnelle montre des représentations différentes et ce malgré des pratiques identiques. Parallèlement on constate que la représentation des étudiants de la formation classique, au bout des deux ans de vie professionnelle est comparable à celle des étudiants de la formation en alternance au moment où ceux-ci sortent de leur formation. Ces résultats ne peuvent pas être expliqués seulement par le dispositif de transition suivi mais aussi par l’idée selon laquelle le sujet change ses perceptions en fonction des pratiques induites par ces dispositifs (durée – statut – irréversibilité de la situation – engagement). Ainsi la perception des pratiques et son effet sur les représentations traduisent la volonté du sujet de se repositionner sur des objets sociaux forts (l’entreprise) qui participent à son projet professionnel et accompagnent son insertion sociale. Ceci donne enfin un certain crédit aux nouveaux modes de socialisation élaborés par les entreprises tout en accentuant la dynamique du sujet « sujet pro-actif » dans son appropriation du monde.