La politique alimentaire du gouvernement britannique dans les écoles
Depuis 2006, la loi oblige les écoles d’Angleterre et du pays de Galles à proposer des repas scolaires répondant à un certain nombre de critères d’équilibre nutritionnel. Cette politique volontariste pourrait être perçue comme un retour de l’État dans le domaine de la nutrition des enfants. En effet...
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| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/osb, |
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| Autor principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Observatoire de la société britannique
2011
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Depuis 2006, la loi oblige les écoles d’Angleterre et du pays de Galles à proposer des repas scolaires répondant à un certain nombre de critères d’équilibre nutritionnel. Cette politique volontariste pourrait être perçue comme un retour de l’État dans le domaine de la nutrition des enfants. En effet, la dérégulation qu’a connu ce secteur au début des années 1980 sous l’impulsion d’un gouvernement conservateur désireux de réduire son poids financier semble faire partie des facteurs à l’origine d’un problème de santé publique majeur, faisant du Royaume-Uni « l’homme obèse » de l’Europe. S’il ne s’agit pas d’un retour en force de l’État-providence, cette politique dénote une conception du rôle de l’État qui s’éloigne du modèle thatchérien. Sans renoncer aux principes de la nouvelle gestion publique, les gouvernements de Tony Blair puis de Gordon Brown en ont donné une lecture différente, mettant l’accent sur l’effectivité (effectiveness) des politiques publiques, valorisant le rôle de l’État en tant que régulateur et planificateur. Si l’idée que l’État n’est pas le fournisseur des services n’est pas remise en cause, l’État semble s’imposer comme le coordinateur des tâches, définissant les objectifs, les normes, le cadre d’action à respecter. On pourra ainsi se demander si l’exemple de la politique alimentaire dans les écoles n’est pas révélateur d’une conception néotravailliste du rôle de l’État dont la responsabilité première serait de donner une cohérence à des politiques publiques mises en œuvre par et pour des individus-citoyens, et de fournir une vision sur le long terme de l’action publique. |
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