La race du patron
Aux États-Unis, les ouvriers journaliers que l’on recrute dans la rue mobilisent le registre des catégories ethniques et raciales afin d’identifier leurs employeurs potentiels. À partir d’une enquête ethnographique dans la ville d’Oakland, l’article analyse ce processus d’ethnicisation « par le bas ...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/nrt, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
La Nouvelle Revue du Travail
2019
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Aux États-Unis, les ouvriers journaliers que l’on recrute dans la rue mobilisent le registre des catégories ethniques et raciales afin d’identifier leurs employeurs potentiels. À partir d’une enquête ethnographique dans la ville d’Oakland, l’article analyse ce processus d’ethnicisation « par le bas », émanant des travailleurs précaires envers les personnes qui les emploient. Ce que l’on appelle ici « l’ethnicisation pratique » des employeurs par les ouvriers vise avant tout à désigner et à éviter les « mauvais » patrons. Elle s’insère dans des stratégies d’obtention d’un emploi et de luttes contre les risques liés à l’embauche dans la rue. L’article montre que les divisions communes entre « bons » et « mauvais » patrons font écho à une structure hiérarchique ethnicisée d’ores et déjà existante dans ce milieu professionnel. À celles-ci s’ajoutent la dimension spatiale du travail journalier et l’effet des trajectoires professionnelles pour forger un éventuel rapport évolutif aux catégories ethnoraciales. |
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