« Tout le monde peut pas se permettre d’être une hippie comme moi »

L’article se concentre sur une catégorie de chômeurs fortement stigmatisée et parfois nommée « chômeurs volontaires ». Les personnes rencontrées se déclarant ouvertement « en non-recherche active d’emploi » avaient pour points communs une situation de disponibilité biographique, des engagements ou d...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
1. autor: Manez, Anouck
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: La Nouvelle Revue du Travail 2018
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:L’article se concentre sur une catégorie de chômeurs fortement stigmatisée et parfois nommée « chômeurs volontaires ». Les personnes rencontrées se déclarant ouvertement « en non-recherche active d’emploi » avaient pour points communs une situation de disponibilité biographique, des engagements ou des valeurs orientés vers les mouvements d’extrême gauche, et des discours partagés sur leurs expériences négatives du salariat. Elles se différenciaient pourtant fortement par leur appartenance de classe et leur prise de distance effective par rapport à l’emploi salarié. Ainsi, les plus diplômés disposant d’un capital économique pouvant « se permettre » de se maintenir dans un mode de vie très précaire et de formuler un discours de rejet radical de toute activité productive se distinguent des enquêtés des classes populaires, à la fois socialisés à une éthique du travail forte et contraints par les nécessités économiques et une employabilité de plus en plus faible à chercher un emploi stable.