Satisfaits malgré de bas salaires

Les emplois à bas salaire et peu considérés socialement sont en général associés à un faible niveau de satisfaction au travail. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Le but de cet article est d’éclairer les données qui ressortent de certains secteurs économiques et segments d’emplois, où des trava...

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Uloženo v:
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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
Hlavní autoři: Sardadvar, Karin, Markova, Ekaterina L., Poggi, Ambra
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: La Nouvelle Revue du Travail 2017
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Les emplois à bas salaire et peu considérés socialement sont en général associés à un faible niveau de satisfaction au travail. Pourtant, ce n’est pas toujours le cas. Le but de cet article est d’éclairer les données qui ressortent de certains secteurs économiques et segments d’emplois, où des travailleurs immigrés (ou appartenant à des minorités ethniques) conjuguent bas salaires, faible considération sociale et niveaux élevés de satisfaction au travail. Sur la base de données empiriques qualitatives tirées du secteur du nettoyage en Autriche, du secteur des déchets en Bulgarie et de l’aide aux personnes âgées en Italie, nous présentons quatre modèles d’interprétation de leur salaire par les travailleurs : (1) « C’est mieux que rien » – le manque d’alternatives ; (2) « C’est mieux qu’avant » – l’héritage des expériences passées ; (3) « C’est mieux que là-bas » – la comparaison avec le pays d’origine ; (4) « Ensemble, on s’en sort » – le salaire comme contribution au revenu familial. Nous concluons que des circonstances défavorables et une vision relativiste de leur salaire amènent les travailleurs à revoir leurs aspirations à la baisse.