Déployer l’Ésat hors des murs suffit-il à déségréguer les travailleur·euse·s handicapé·e·s ?

La convention des Nations unies relatives aux droits des personnes handicapées (CDPH) de 2006 et ratifiée par la France en 2010 promeut le droit à l’inclusion en milieu ordinaire. En matière d’emploi et de travail, l’article 27 de cette convention défend le droit au travail des personnes handicapées...

Szczegółowa specyfikacja

Zapisane w:
Opis bibliograficzny
Wydane w:URI:https://journals.openedition.org/nrt,
1. autor: Jaffrès, Fanny
Format: Article ou chapitre numérique
Język:Français
Wydane: La Nouvelle Revue du Travail 2024
Hasła przedmiotowe:
Dostęp online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Streszczenie:La convention des Nations unies relatives aux droits des personnes handicapées (CDPH) de 2006 et ratifiée par la France en 2010 promeut le droit à l’inclusion en milieu ordinaire. En matière d’emploi et de travail, l’article 27 de cette convention défend le droit au travail des personnes handicapées sur la base de l’égalité avec les autres et la mise en œuvre de mesures appropriées pour répondre à leurs besoins spécifiques. Les établissements et services d’accompagnement par le travail (Ésat), comme l’ensemble des institutions spécialisées, se trouvent associés à une forme de ségrégation des personnes handicapées et sont donc remis en question. Pour répondre à l’objectif d’inclusion, les Ésat tendent alors à développer la mise à disposition en milieu ordinaire qui permet à des travailleur·se·s handicapé·es d’exercer une activité professionnelle chez un·e employeur·e ordinaire tout en restant rattaché·es à leur Ésat. Basé sur une recherche doctorale en sociologie conduite entre 2017 et 2021, cet article entend analyser ce dispositif en se demandant dans quelle mesure il permet de répondre à l’objectif d’inclusion auquel il prétend.