Poétiques du désaccord : subjectivités algériennes et langue française en crise dans deux romans contemporains
Cet article interroge les enjeux identitaires et interculturels dans la littérature algérienne de langue française à travers l’analyse comparative de Houris de Kamel Daoud et Au vent mauvais de KaoutherAdimi. En articulant les notions de langue d’écriture, de mémoire postcoloniale et de subjectivati...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/multilinguales, |
|---|---|
| Auteurs principaux: | , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Multilinguales
2026
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article interroge les enjeux identitaires et interculturels dans la littérature algérienne de langue française à travers l’analyse comparative de Houris de Kamel Daoud et Au vent mauvais de KaoutherAdimi. En articulant les notions de langue d’écriture, de mémoire postcoloniale et de subjectivation littéraire, il s’agit de saisir comment ces deux romans mettent en tension l’appartenance nationale et l’ouverture à l’altérité, au cœur de leurs esthétiques respectives. La méthodologie adoptée combine une lecture thématique avec une approche narratologique et sociocritique. L’analyse révèle que si Houris propose une hybridation provocatrice entre tradition et modernité par l’usage transgressif du français, Au vent mauvais opte pour une forme plus introspective et minimaliste, exprimant une crise de filiation culturelle. À travers ces deux écritures du désajustement, le roman algérien contemporain redéfinit les contours d’une francophonie postnationale, entre enracinement local et circulation mondiale. En filigrane, se dessine une recomposition du champ littéraire algérien où la langue française devient espace de réinvention du sujet et vecteur d’interactions transculturelles. |
|---|