À la conquête des marges dans le Nord-Est cambodgien : l’enjeu du patrimoine à Ratanakiri

Le royaume du Cambodge a connu de terribles vicissitudes historiques et politiques au cours du xxe siècle. C’est dans ce cadre que la notion de patrimoine matériel et immatériel a pris son essor. Notion importée par le protectorat français puis délaissée durant une partie du siècle dernier, elle est...

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Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/moussons,
Autor principal: Sieng, Téphanie
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Moussons 2017
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Le royaume du Cambodge a connu de terribles vicissitudes historiques et politiques au cours du xxe siècle. C’est dans ce cadre que la notion de patrimoine matériel et immatériel a pris son essor. Notion importée par le protectorat français puis délaissée durant une partie du siècle dernier, elle est aujourd’hui au cœur des débats et des enjeux identitaires à l’échelle locale, nationale et régionale. Dans la province de Ratanakiri, celle-ci a réellement émergé dans les années 2000 à la suite de la colonisation des hautes terres par les migrants venant des plaines cambodgiennes et en raison des pressions foncières liées au développement des concessions étrangères, au détriment des petits paysans locaux. Le patrimoine est devenu pour les Tampuan et pour les migrants des basses terres un objet justifiant la culture et, par extension, l’instrument d’une revendication et d’une légitimation territoriale par les premiers habitants de la région. Il s’agira dans cet article de s’interroger sur l’appropriation et les usages de la notion de patrimoine par la population tampuan, une société minoritaire du Nord-Est du Cambodge.