La société pisane vue à travers les testaments. Adaptations, mutations et permanences face aux crises du XIVe siècle

Les testaments, conservés par milliers dans les archives des époques médiévales et modernes, constituent une porte d’entrée incomparable vers l’étude des sociétés, mais doivent être abordés avec prudence : régis à la fois par le droit commun et le droit canon, ils se réfèrent en outre implicitement...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/mefrm,
المؤلف الرئيسي: Duval, Sylvie
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Mélanges de l’École française de Rome - Moyen Âge 2017
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الملخص:Les testaments, conservés par milliers dans les archives des époques médiévales et modernes, constituent une porte d’entrée incomparable vers l’étude des sociétés, mais doivent être abordés avec prudence : régis à la fois par le droit commun et le droit canon, ils se réfèrent en outre implicitement à un corpus de normes locales qui encadrent la succession d’une génération à l’autre. À Pise, dans les années 1340-1400, la pratique testamentaire est très répandue ; elle concerne presque autant de femmes que d’hommes, et l’ensemble des testateurs sont, à une courte majorité, des personnes sans enfants. Dans le contexte d’une crise qui est à la fois démographique, économique et politique, le testament apparaît en lui-même comme un élément de continuité et de solidité. On y perçoit notamment l’importance prise à l’intérieur de la société par les veuves et les orphelins, qui bénéficient de protections spécifiques, ainsi qu’un certain resserrement des Pisans sur les liens familiaux restreints (parents/enfants, époux) et, surtout, une individualisation de la crainte du péché et des stratagèmes portant vers le salut, notamment par la restitution des usures commises.