Citoyenneté et commerce. L’affaire Villareal ou la fabrique controversée du mercantilisme marseillais (1669-1682)

Les années 1660 marquent un moment de fortes mutations pour le port de Marseille. Sous l’impulsion de Louis XIV et de Colbert, la ville, désormais aux mains des négociants locaux, obtient le monopole du commerce avec les Échelles du Levant et l’affranchissement de son port. Ce dernier élément représ...

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מידע ביבליוגרפי
הוצא לאור ב:URI:https://journals.openedition.org/mefrim,
מחבר ראשי: Xambo, Jean-Baptiste
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: Mélanges de l’École française de Rome - Italie et Méditerranée modernes et contemporaines 2015
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:Les années 1660 marquent un moment de fortes mutations pour le port de Marseille. Sous l’impulsion de Louis XIV et de Colbert, la ville, désormais aux mains des négociants locaux, obtient le monopole du commerce avec les Échelles du Levant et l’affranchissement de son port. Ce dernier élément représente certes une révolution fiscale pour les négociants marseillais, mais constitue aussi un puissant appel d’air pour la concurrence étrangère. En effet, pour motiver l’installation de marchands étrangers, l’édit de Colbert modifie profondément les cadres juridiques d’accès à la citoyenneté. Si bien qu’à l’encontre des privilèges locaux, Joseph Villareal et Abraham Atias, deux négociants juifs livournais, y fondent des maisons de commerce prospères et sont en passe de devenir des citoyens marseillais. Pour les échevins et députés du commerce de la ville, débute alors une longue campagne politico-juridique pour tenter de protéger le négoce local du « péril juif ».