Un mouvement à contre-courant : tensions et expériences féministes face à la dichotomie public/privé dans l’Espagne post-dictatoriale
La dichotomie public/privé, constitutive de la citoyenneté moderne libérale, est centrale pour la théorie et la praxis féministes. En Espagne, le franquisme avait maintenu sa supériorité précisément par la stricte séparation des sphères et surtout par la construction de la femme restreinte à ses fon...
محفوظ في:
| الحاوية / القاعدة: | URI:https://journals.openedition.org/mcv, |
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| المؤلف الرئيسي: | |
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
Mélanges de la Casa de Velázquez
2020
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| الموضوعات: | |
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | La dichotomie public/privé, constitutive de la citoyenneté moderne libérale, est centrale pour la théorie et la praxis féministes. En Espagne, le franquisme avait maintenu sa supériorité précisément par la stricte séparation des sphères et surtout par la construction de la femme restreinte à ses fonctions dans la sphère privée : épouse, maîtresse de maison et mère. Le mouvement féministe surgit précisément comme un mouvement à contre-courant de ce modèle de féminité hétéronormatif. L’accès à la sphère publique et la politisation du privé sont alors les stratégies privilégiées par ce mouvement pour l’émancipation des femmes et pour leur construction comme citoyennes. Cet article cherche à étudier trois tensions pour les féminismes découlant de la dichotomie public-privé à travers l’analyse des revendications et d’expériences d’activistes. Les données proviennent d’un travail de terrain intense : 44 entretiens et 4 groupes de discussion avec des activistes de plusieurs générations politiques et l’analyse du matériel produit par le mouvement. |
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