Le film au secours du corps de l’adolescent en milieu scolaire : rythmes individuels, rythmes collectifs
En synthétisant les recherches de F. Testu sur la question des rythmes scolaires, R. Sue et M.-F. Caccia expliquent que nous sommes « confrontés à deux rythmicités : l’une ‘environnementale’, imposée par l’adulte ; l’autre ‘endogène’, propre aux élèves »1. La première difficulté, pour l’école, est a...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/map, |
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| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Dil: | Français |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Mise au point
2024
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| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | En synthétisant les recherches de F. Testu sur la question des rythmes scolaires, R. Sue et M.-F. Caccia expliquent que nous sommes « confrontés à deux rythmicités : l’une ‘environnementale’, imposée par l’adulte ; l’autre ‘endogène’, propre aux élèves »1. La première difficulté, pour l’école, est ainsi d’imposer une même temporalité à tous les enfants et adolescents pour accueillir et permettre la construction de chacun. Par ailleurs, la journée scolaire est partagée entre des moments d’apprentissage et des moments de pause, où se joue un savant équilibre, dans l’esprit des élèves, entre des contraintes (les enseignements) et des moments d’épanouissement (ceux de « la vie juvénile, les amours et les amitiés qui s’y déploient »2). Cette fragmentation des journées ne répond pas, selon plusieurs chercheurs en éducation, aux impératifs d’un temps éducatif « global, inter-relié, et non fragmenté ni compartimenté »3.Il nous semble que cette tension entre rythme scolaire fragmenté et construction adolescente individuelle et non compartimentée motive le sujet de plusieurs films. Dans Entre les murs (L. Cantet, 2008), la caméra prend par exemple le temps de s’attarder sur chaque corps en situation collective d’apprentissage, tout en rendant les frontières entre la salle de classe et l’extérieur poreuses. Par ailleurs, Elephant (G. Van Sant, 2003) offre à chaque adolescent filmé l’opportunité de s’extraire à la fois du rythme scolaire (des errances sans fin dans des couloirs de lycée) et des stéréotypes du teen movie auxquels chacun est a priori associé (le sportif, l’artiste, la marginale…). Nous nous proposons de comprendre précisément comment ces deux films, principalement, construisent une représentation individualisée des corps d’adolescents, là où ceux-ci sont soumis à un rythme « environnemental » qui ne répond pas justement, a priori, aux enjeux éducatifs. |
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