La ville mange la terre. Désordres fonciers aux confins de Bamako
Nous présentons ici quelques éléments d’observations effectuées, entre 1993 et 1999, dans un quartier « spontané » de Bamako, Dianguinabougou. Les procédures de lotissement engagées depuis 1992 par le Gouvernorat du district de Bamako concernent tous les quartiers « spontanés » de la périphérie urba...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
|---|---|
| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
2000
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Nous présentons ici quelques éléments d’observations effectuées, entre 1993 et 1999, dans un quartier « spontané » de Bamako, Dianguinabougou. Les procédures de lotissement engagées depuis 1992 par le Gouvernorat du district de Bamako concernent tous les quartiers « spontanés » de la périphérie urbaine. Elles interviennent dans un contexte de crise économique aiguë (privatisation des entreprises, chômage). Elles accélèrent le déplacement des populations précarisées aux confins des espaces urbanisés et semblent susciter de multiples réinterprétations des règles administratives et coutumières régissant l’occupation du sol, des pouvoirs qui en garantissent l’application. Les tracés des circonscriptions administratives, des frontières territoriales villageoises, des limites entre espaces urbains et ruraux connaissent une transformation rapide, dont les enjeux mobilisent à la fois les instances administratives, les chefferies des villages et des quartiers urbains, différentes catégories d’habitants. Nous nous interrogerons sur les définitions du territoire, de l’ordre et du désordre, élaborées dans le cadre d’une confrontation dont l’appropriation du sol ne constitue que le terme le plus apparent. |
|---|