Le territoire dalit ou la fascination de l’impossible
Les notions qui servent à décrire le paysage social de l’Inde contemporaine servent aussi dans une certaine mesure à le créer. Le terme dalit (opprimé) qui s’est imposé au cours des années 1970‑1980 assume une fluctuance sémantique remarquable puisqu’il peut désigner les ex‑intouchables, l’ensemble...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Journal des anthropologues
2003
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les notions qui servent à décrire le paysage social de l’Inde contemporaine servent aussi dans une certaine mesure à le créer. Le terme dalit (opprimé) qui s’est imposé au cours des années 1970‑1980 assume une fluctuance sémantique remarquable puisqu’il peut désigner les ex‑intouchables, l’ensemble non‑possédants non‑dominants ou dans une certaine acception, les populations de langue dravidiennes du sud de l’Union ou encore seulement les Tamouls. Ce sont d’abord les façons dont les termes socio‑anthropologiques s’infléchissent dans les différents champs et périodes historiques, que la contribution appelle à explorer à partir de l’exemple d’une proclamation datant de la fin 2000. Les « opprimés » peuvent‑ils avoir, par ailleurs, comme les musulmans l’ont eu avec le Pakistan, un territoire séparé ? C’est ce que prétendent certains Tamouls et quelques intouchables, la grande majorité des autres variétés de dalits se montrant beaucoup plus circonspecte. |
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