Le troc et le paradoxe de la monnaie
Le développement du troc dans les échanges en Russie entre 1992 et 1998 soulève un problème théorique majeur. L’interprétation traditionnelle du troc, qui analyse son développement comme une réaction à une perte de confiance dans une monnaie, semble impuissante à rendre compte de ce phénomène, ainsi...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Journal des anthropologues
2003
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Le développement du troc dans les échanges en Russie entre 1992 et 1998 soulève un problème théorique majeur. L’interprétation traditionnelle du troc, qui analyse son développement comme une réaction à une perte de confiance dans une monnaie, semble impuissante à rendre compte de ce phénomène, ainsi que du développement du troc dans des économies développées ces dernières années. A partir d’une approche microéconomique, on met en évidence la conjonction d’un problème d’incertitude sur les transactions, lié à des structures asymétriques d’information et des coûts de transaction élevés induits par des formes spécifiques de la division du travail, avec un problème de contrainte de liquidité comme facteur du développement du troc. Ce dernier suppose alors l’existence de structures de confiance dont l’origine n’est ni monétaire ni même économique. Le troc apparaît alors non comme une alternative à la monnaie mais comme un compagnon obligé. |
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