L’État et les oulémas : enseignement religieux et construction nationale au pakistan
La colonisation britannique en Inde a provoqué un renouvellement du système éducatif des musulmans. L’École de Deoband a utilisé l’organisation et les méthodes d’enseignement britanniques, tout en basant son programme sur les sciences islamiques, alors que l’École d’Aligarh inscrivit dans son progra...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Journal des anthropologues
2010
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | La colonisation britannique en Inde a provoqué un renouvellement du système éducatif des musulmans. L’École de Deoband a utilisé l’organisation et les méthodes d’enseignement britanniques, tout en basant son programme sur les sciences islamiques, alors que l’École d’Aligarh inscrivit dans son programme des matières occidentales. Ce clivage a subsisté après le départ des Britanniques en 1947. Au Pakistan, le système éducatif a subi une première phase de nationalisation en 1960, qui a cependant épargné les écoles religieuses (dînî madâris). Cette politique a pourtant provoqué le regroupement des spécialistes religieux, les oulémas, en associations formées en fonction des principales écoles de pensée. A partir de 1978, la seconde phase de nationalisation a été marquée par une islamisation étatique. Les oulémas sont alors devenus les interlocuteurs privilégiés du gouvernement pakistanais. La pression provoquée par l’islamisation a contraint les shiites ismaéliens de revoir leur programme d’éducation religieuse. Les hindous en revanche ont pu édifier un programme à leur guise. |
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