Une restitution sans écrit. Attentes et tensions au terme d’une recherche‑action
Lors de la restitution d’une recherche-action (RA) un vif échange surgit en raison de l’absence d’un document écrit par les « chercheur·es professionnel·les ». La RA a été menée pendant quatorze mois avec une association hébergeant, dans un squat, des jeunes et familles en exil. Au terme du projet,...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/jda, |
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| Autori principali: | , |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Journal des anthropologues
2025
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Lors de la restitution d’une recherche-action (RA) un vif échange surgit en raison de l’absence d’un document écrit par les « chercheur·es professionnel·les ». La RA a été menée pendant quatorze mois avec une association hébergeant, dans un squat, des jeunes et familles en exil. Au terme du projet, une minorité de bénévoles réclame un écrit unilatéralement produit par les chercheur·es. Ces dernièr.es ne répondent pas favorablement à la demande. Cette situation révèle des distorsions dans les conceptions de la recherche-action tout en questionnant le sens de cet écrit manquant. Cette attente d’une production scripturale de fin de recherche, hors de portée de certain·es (les migrant·es accueilli·es sont souvent peu lettré·es à leur arrivée) et non co-construite, traduit une absence de consensus quant aux visées de la RA. En effet, pour certain·es bénévoles, l’écrit représenterait à lui seul la marque et le fruit d’un travail effectif, permettant la valorisation de l’action collective. L’écrit manquant questionne, dès lors, les rapports de pouvoir internes au collectif. La démarche devient tout à la fois le révélateur et la scène d’expression des hiérarchies à l’œuvre. |
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