Recréations ou récréations ? Bégaiements de l’art moderne : reconstitutions, reprises et imitations d’expositions (2010-2013)

De nouveaux paradigmes modifient considérablement les dispositifs expographiques au sein des musées d’art moderne et contemporain, à la faveur de la relecture autocritique et dynamique que ces derniers font de leurs collections et d’une histoire de l’art du vingtième siècle dont ils ont naguère fixé...

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Auteur principal: Camart, Cécile
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: ICOFOM Study Series 2018
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:De nouveaux paradigmes modifient considérablement les dispositifs expographiques au sein des musées d’art moderne et contemporain, à la faveur de la relecture autocritique et dynamique que ces derniers font de leurs collections et d’une histoire de l’art du vingtième siècle dont ils ont naguère fixé et figé des jalons aujourd’hui largement remis en cause. Des reconstitutions et reprises d’expositions se multiplient, explorant des voies différentes : plusieurs cas de figures peuvent être distingués. Le registre de l’autocélébration, à l’occasion de centenaires (du Sonderbund de Cologne à l’Armory Show de New York) ou de biennales (Venise), fait varier le bégaiement de l’histoire – œuvres absentes, documentées, salles gigognes démembrées ou déplacées, accrochages à l’identique permettant de mesurer la persistance des critères de l’art. La métaphore de la reprise est vivace, selon que le musée reconstitue une salle (Van Abbemuseum, Centre Pompidou) ou laisse des sosies, des copies d’œuvres coloniser sa collection permanente pour mieux révéler ses lacunes (Musée d’art moderne de la Ville de Paris). Une fois les critères d’authenticité, d’originalité, d’unicité balayés et déplacés, le répertoire de l’imitation assumée est sans doute le plus perturbant, chez les groupes d’artistes anonymes agissant comme des musées fictifs (Museum of American Art, Berlin, Salon de Fleurus, New York).