Du format normatif et rectangulaire de la toile à sa déconstruction

Rarement questionné, le dispositif iconique du cadre rectangulaire informe la plupart des images qui font notre actualité (photographies, cinéma, vidéos, écrans...). La présupposition de la forme quadrangulaire semble avoir son origine dans l'apparition, à la Renaissance italienne, du tableau m...

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Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/interfaces,
Glavni autor: Montégu, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Interfaces 2022
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Rarement questionné, le dispositif iconique du cadre rectangulaire informe la plupart des images qui font notre actualité (photographies, cinéma, vidéos, écrans...). La présupposition de la forme quadrangulaire semble avoir son origine dans l'apparition, à la Renaissance italienne, du tableau moderne. Le cadre rectangulaire conditionne en effet notre réception de l'œuvre. De par la modernité en général, et plus particulièrement dans les œuvres abstraites du XXe siècle, nous assistons à une réinsertion de la matérialité de la toile en tant que surface carrée ou rectangulaire. Ce format géométrique de la toile va être rendu visible par une sorte d'autoréflexivité de la surface géométrique comme dans l'œuvre de Piet Mondrian ou plus tard celle de Josef Albers. La toile du peintre va ensuite faire l'objet d'une déconstruction et d'un jeu de formats, notamment avec le mouvement artistique français Supports / Surfaces, à la fin des années 60, ainsi que chez certains artistes américains.