« Mi tótem tiene que ver con ese animal duro de cazar que corre con su propia gracia » Simanca Pushaina ou la poétique de la négociation
Cet article se propose de penser le caractère négociateur de la poétique d’Estercilia Simanca Pushaina afin de démontrer que sa littérature, en écriture alphabétique conventionnelle et en espagnol, traduit en profondeur les épistémologies – fondées sur la tradition orale – de la communauté indigène...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
IdeAs
2020
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Cet article se propose de penser le caractère négociateur de la poétique d’Estercilia Simanca Pushaina afin de démontrer que sa littérature, en écriture alphabétique conventionnelle et en espagnol, traduit en profondeur les épistémologies – fondées sur la tradition orale – de la communauté indigène wayuu, installée dans la péninsule de La Guajira, entre la Colombie et le Venezuela. Cela revient à penser la littérature de Simanca à la lumière de l’histoire, en particulier du phénomène de la contrebande économique qui traverse la communauté indigène wayuu depuis le xviie siècle. Récupérer l’historicité de la littérature de Simanca signifie mettre au centre la capacité d’action politique de l’auteure et de la communauté wayuu. En effet, Simanca rend compte d’une communauté multiple qui ne peut pas être rattachée à une identité culturelle fixe : chez les wayuu la réinvention culturelle constitue la clé qui permet d’assurer leur autonomie politique. La littérature de Simanca témoigne de ces stratégies de réinvention culturelle et de négociation politique : elle invite au dialogue avec la société colombienne majoritaire tout en mettant en avant la profondeur de la conception wayuu de la temporalité et les relations politico-sociales qui en découlent. |
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