Du populisme « par le haut » au populisme « par le bas ». Les apports d’une enquête de terrain à la redéfinition d’un concept flou
Le populisme continue d’être manié dans les médias et une partie des sciences sociales comme un concept flou, synonyme, tour à tour, de nationalisme, démagogie ou xénophobie. Face à cette inconsistance conceptuelle, l’Amérique latine reste un point de passage obligé. Le populisme fait pleinement par...
Đã lưu trong:
| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/ideas, |
|---|---|
| Tác giả chính: | |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
IdeAs
2019
|
| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Le populisme continue d’être manié dans les médias et une partie des sciences sociales comme un concept flou, synonyme, tour à tour, de nationalisme, démagogie ou xénophobie. Face à cette inconsistance conceptuelle, l’Amérique latine reste un point de passage obligé. Le populisme fait pleinement partie de son histoire politique, et les sciences sociales continentales ont cherché à en donner une définition rigoureuse et comparative. Force est de constater, toutefois, que la sociologie en est restée souvent à une approche en surplomb : elle en a fait un trait idéologique des États, des politiques publiques, des organisations politiques. À l’aide d’une enquête de terrain menée dans les quartiers populaires vénézuéliens entre 2007 et 2011, cet article interroge, au contraire, les modes de politisation sous-jacents au populisme. Il cherche à comprendre comment un populisme se légitime et se reproduit dans la vie sociale à travers l’action de ces mêmes individus que les politiques populistes ciblent : les habitants des quartiers populaires. On montrera que ce populisme « par le bas » correspond à un certain type d’expérience politique : une certaine manière d’intégrer la communauté populaire et ses dehors, de régler les intérêts des habitants par rapport à une vision du bien commun, et de lier, pour chaque individu, un appel inédit à l’émancipation et l’héritage écrasant de la précarité. |
|---|