Succès et déclin d’un agent thérapeutique : la sangsue
Le propos de cet article est de s’interroger sur ce qui contribue au succès de certains remèdes à un moment donné. Les sangsues constituent à cet égard un exemple intéressant. Elles suscitent en effet un véritable engouement du public dans la première moitié du xixe siècle. Pour certains historiens,...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/hms, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Histoire, médecine et santé
2023
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Le propos de cet article est de s’interroger sur ce qui contribue au succès de certains remèdes à un moment donné. Les sangsues constituent à cet égard un exemple intéressant. Elles suscitent en effet un véritable engouement du public dans la première moitié du xixe siècle. Pour certains historiens, ce succès tient au manque de chirurgiens pour pratiquer la saignée et au succès des théories de François Broussais. Sans nier ces deux éléments, nous montrons que l’usage de la sangsue témoigne aussi de la persistance des théories humorales et du maintien de la saignée. Néanmoins, le recours massif aux sangsues s’explique par les doutes qui gagnent certains médecins quant aux vertus des saignées générales. Appliquées à certains endroits, elles présentent aussi l’avantage d’être faciles d’utilisation. Enfin, il ne faut pas négliger le rôle des malades, qui craignent moins les sangsues que la saignée générale. Cette demande de sangsues stimule le secteur de l’hirudoculture et suscite l’intérêt de l’État. En résumé, la sangsue apparaît comme un « remède de transition » qui accompagne le lent déclin de la saignée et de la médecine des humeurs. |
|---|