L’École, planche de salut du breton ?

Alors que la pratique familiale du breton s’est considérablement raréfiée, c’est l’école qui apparait aujourd’hui comme le principal instrument de la transmission de cette langue. Or didacticiens et sociolinguistes ont mis en évidence depuis plusieurs décennies qu’une langue acquise dans un tel cont...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/glottopol,
Autore principale: Le Pipec, Erwan
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Glottopol 2021
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Alors que la pratique familiale du breton s’est considérablement raréfiée, c’est l’école qui apparait aujourd’hui comme le principal instrument de la transmission de cette langue. Or didacticiens et sociolinguistes ont mis en évidence depuis plusieurs décennies qu’une langue acquise dans un tel contexte peut présenter des différences significatives par rapport à la pratique sociétale ; réalité qui semble corroborée en Bretagne, par l’affirmation régulière d’une différence insurmontable entre breton scolaire et langue vernaculaire. Cet article, qui représente l’introduction théorique à une étude de terrain, passe donc en revue les difficultés spécifiques auxquelles doivent faire face les acteurs de la revitalisation de la langue bretonne : besoin d’une réflexion didactique adaptée ; particularité de l’acquisition scolaire d’une L2 ; conséquences d’une standardisation inachevée et insuffisamment questionnée ; contradictions entre diffusion scolaire et préservation de la richesse héritée (abordée par le biais du gallois) ; faiblesse de la pratique extra-scolaire, contraire à des dynamiques sociétales anciennes. En définitive, il semble donc que l’école, instrument de sauvegarde d’une langue minorée, ne peut atteindre son but que si la société civile se mobilise dans le même sens.