Marquer un temps, avant d’aboutir : les manuscrits de Wang Wen-hsing
Cet article étudie les manuscrits du romancier contemporain taïwanais Wang Wen-hsing. À partir de deux romans publiés, dans lesquels la ponctuation et les espaces vides sont l’objet d’un travail continu, qui se poursuit tout au long des étapes de la rédaction, j’étudie dans cette perspective la tran...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/genesis, |
|---|---|
| Päätekijä: | |
| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Genesis
2016
|
| Aiheet: | |
| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Cet article étudie les manuscrits du romancier contemporain taïwanais Wang Wen-hsing. À partir de deux romans publiés, dans lesquels la ponctuation et les espaces vides sont l’objet d’un travail continu, qui se poursuit tout au long des étapes de la rédaction, j’étudie dans cette perspective la transition d’un brouillon à l’autre et de l’esquisse à la mise au net. De l’un à l’autre, il n’y a pratiquement pas de différences à part la ponctuation, mais c’est là que se situe le véritable travail d’écriture. Le fait que le travail principal porte sur les suprasegmentaux nous renvoie aux premiers stades de l’écriture, mais aussi à deux manuscrits tardifs qui sont pratiquement identiques. Ils appartiennent à la phase la plus longue de la genèse qui précède immédiatement l’achèvement de la rédaction (le temps marqué avant l’aboutissement). En tenant compte de l’ensemble, j’espère saisir une évolution et montrer qu’elle aboutit à une esquisse et à une mise au net qui coïncident pratiquement dans le temps et par le contenu, mais dont la nature est tout à fait distincte. C’est la mise au net, ou le processus de copie d’un état à l’autre, qui constitue le coeur de l’écriture définissant les romans de Wang. La copie relance tardivement l’écriture, à la fin du processus de genèse. |
|---|