Les filles meilleures à l’école ? Un lieu commun à l’épreuve des évaluations standardisées

Alors que l’on considère volontiers que les filles réussissent mieux à l’école, les critères qui fondent cette opinion méritent d’être interrogés. Ainsi les épreuves standardisées font apparaître, au-delà de l’impact du sexe, de nombreuses modulations selon la nature des exercices, leur contenu, ou...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/gef,
Autor principal: Duru-Bellat, Marie
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: GEF - Genre Éducation Formation 2023
Assuntos:
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Alors que l’on considère volontiers que les filles réussissent mieux à l’école, les critères qui fondent cette opinion méritent d’être interrogés. Ainsi les épreuves standardisées font apparaître, au-delà de l’impact du sexe, de nombreuses modulations selon la nature des exercices, leur contenu, ou encore l’âge et le milieu social des élèves, ainsi que le système scolaire du pays. Ces constats disqualifient tout mode d’explication essentialiste des différences entre filles et garçons. Mais les qualifier d’inégalités n’est pas immédiat : il est discutable de poser que les filles pâtissent d’orientations systématiquement moins favorables, ou de les juger moins ambitieuses ou conformistes, tant que leurs « choix » s’expriment dans un contexte social où femmes et hommes occupent des rôles et des positions professionnelles si différentes. S’il est facile d’imaginer ce que signifie l’égalité en matière de formation, la question reste plus ouverte concernant l’orientation et plus largement les choix de vie.