Du musée du louvre au territoire Louvre ?
Considérés longtemps comme des « institutions poussiéreuses » (Mairesse, 2004), les musées et plus spécifiquement les grands musées sont devenus depuis les années 1980 de véritables outils vecteurs de développement territorial. Alors que l’on s’y intéressait en histoire de l’art ou en muséologie, d...
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| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/gc, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | fre |
| Pubblicazione: |
Géographie et cultures
2021
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Considérés longtemps comme des « institutions poussiéreuses » (Mairesse, 2004), les musées et plus spécifiquement les grands musées sont devenus depuis les années 1980 de véritables outils vecteurs de développement territorial. Alors que l’on s’y intéressait en histoire de l’art ou en muséologie, depuis l’implantation du Guggenheim à Bilbao, le musée a suscité un engouement pour la géographie et l’aménagement du territoire. Dans cet article, on souhaite aller au-delà de l’objet musée en s’intéressant au Louvre entendu comme un tout comprenant le Louvre-Lens et le Louvre Abu Dhabi et qui présente des enjeux territoriaux et politiques singuliers. En effet, le rôle de l’État français dans la réorganisation du musée parisien à Paris et au-delà de ses frontières a toujours été prégnant ; du Grand Louvre au Louvre en région au projet inédit international, il semblerait que son « universalité » associée à son identité « réputée » transcende les frontières à la fois territoriales et sociales. Pour s’y faire, l’argumentation se base à la fois sur l’analyse de l’histoire politique de l’institution et des entretiens issus de la presse nationale française (Europresse) des deux derniers présidents-directeurs du musée du Louvre entre 2001 et 2017, puis analysés à partir du logiciel Iramuteq. Cette méthode est complétée par des entretiens avec les acteurs du musée du Louvre, dont leur but était d’expliquer comment la relation avec l’État a pu structurer un territoire Louvre, notamment à partir de la réputation territoriale de l’identité Louvre. Cherchant à définir ce territoire qui semble servir avant tout le rayonnement du musée du Louvre et l’attractivité des villes accueillant l’entité réputée Louvre, la dernière partie de l’article offre un regard critique sur cette nouvelle forme de « faire territoire ». |
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