Quelques hommes « extra-ordinaires » du début de l’ère Meiji
La mise en place d’un système éducatif national a constitué l’un des éléments centraux de la modernisation du Japon à l’ère Meiji, à la fois sur le plan des enjeux et sur celui des investissements humains et matériels. Le « modèle » choisi par les Japonais étant occidental et pluriel, cette mise en...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/framespa, |
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| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Les Cahiers de Framespa
2012
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | La mise en place d’un système éducatif national a constitué l’un des éléments centraux de la modernisation du Japon à l’ère Meiji, à la fois sur le plan des enjeux et sur celui des investissements humains et matériels. Le « modèle » choisi par les Japonais étant occidental et pluriel, cette mise en place nécessita l’implication de jeunes intellectuels dans l’étude des langues, des savoirs et des méthodes modernes américaines et européennes.La question, peu étudiée, du coût humain et intellectuel de cette modernisation nous paraît s’imposer ici au travers notamment du profil des générations de spécialistes des études occidentales (yôgaku) nés entre les années 1830 et 1850, c’est-à-dire ceux qui ont été le plus directement impliqués dans le processus de transition entre l’ancien et le moderne.L’effort intellectuel, psychique et physique exceptionnel que ces jeunes hommes durent fournir semble bien en effet – exception faite d’un Fukuzawa Yukichi et de quelques autres – avoir abrégé leur jeune existence. Un trait commun qu’ils partagent, avec également une même origine sociale – la classe des samurai de bas rang –, un double cursus d’études – classique et occidental – et/ou des séjours à l’étranger. Même s’il est difficile d’affirmer catégoriquement une relation de cause à effet et qu’il faille pondérer notamment celle-ci en fonction de divers facteurs tels que le niveau de leur implication – locale ou nationale – dans le processus de modernisation, il semble bien toutefois que les spécialistes des études occidentales de ces années-là payèrent, sur ce plan, un tribut bien plus lourd que les autres acteurs de la modernisation, et notamment que leurs homologues des études classiques. |
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