Le corps au cœur de la prison coloniale au Dahomey (1894-1945)

Avec la conquête de l’Afrique occidentale à la fin du XIXe siècle, la prison devient la principale sanction tout autant qu’un outil de gestion coloniale, bien loin des principes pénitentiaires métropolitains. Pour les autorités françaises, l’objectif de « réforme morale » est inaccessible aux Africa...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/framespa,
Auteur principal: Ruche, Bénédicte Brunet-La
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Les Cahiers de Framespa 2016
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Avec la conquête de l’Afrique occidentale à la fin du XIXe siècle, la prison devient la principale sanction tout autant qu’un outil de gestion coloniale, bien loin des principes pénitentiaires métropolitains. Pour les autorités françaises, l’objectif de « réforme morale » est inaccessible aux Africains. L’emprisonnement vise avant tout le corps, à punir et à employer.Saisir la double expérience des corps emprisonnés au Dahomey, tel est l’objet du présent article. La première expérience corporelle en prison est celle de l’abandon dans ce qui appelé la « boîte » : une boîte asphyxiante, où les détenus manquent du minimum vital et où un certain niveau de violence est accepté. Mais l’usage quotidien de la main d’œuvre pénale pour les travaux extérieurs et la faiblesse des moyens font aussi de la prison une « boîte » ouverte sur l’extérieur, avec des allers-retours constants entre le dedans et le dehors qui s’organisent entre les gardes, les détenus et la population dahoméenne.