Les ingénieurs en apprentissage : entre dissimulation et survalorisation lors de la sélection sur le marché du travail

L’ouverture dans les années 1990 des formations d’ingénieurs à l’apprentissage, voie de formation longtemps réservée au public en difficulté (Moreau, 2008), a suscité beaucoup de curiosité dans le monde académique et professionnel. La progression de cette voie dans le système élitiste et hiérarchisé...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/formationemploi,
Auteur principal: Debuchy, Delphine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Formation emploi 2022
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’ouverture dans les années 1990 des formations d’ingénieurs à l’apprentissage, voie de formation longtemps réservée au public en difficulté (Moreau, 2008), a suscité beaucoup de curiosité dans le monde académique et professionnel. La progression de cette voie dans le système élitiste et hiérarchisé des grandes écoles soulève des enjeux en termes de reconnaissance et de jugement de compétences de ces « nouveaux » ingénieurs. Dans une approche compréhensive, nous nous appuyons sur des entretiens menés auprès d’ingénieurs formés par la voie de l’apprentissage, récemment insérés sur le marché du travail, pour analyser leurs perceptions du processus de sélection à l’œuvre sur le marché du travail. Nous identifions plusieurs stratégies adoptées par ces ingénieurs pour s’accommoder de cette « différence » par rapport à leurs homologues formés par la voie classique.