Introduction
Au XVIIIe siècle, il n’existe pas, dans la plupart des pays européens, de théâtre permanent, disposant d’une troupe professionnelle, d’une salle et d’un répertoire : les seuls théâtres susceptibles de toucher un large public sont tenus par des congrégations religieuses enseignantes, au premier rang...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/etudes18, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Études sur le XVIIIe siècle
2025
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au XVIIIe siècle, il n’existe pas, dans la plupart des pays européens, de théâtre permanent, disposant d’une troupe professionnelle, d’une salle et d’un répertoire : les seuls théâtres susceptibles de toucher un large public sont tenus par des congrégations religieuses enseignantes, au premier rang desquelles les jésuites, qui ont progressivement intégré l’art dramatique à leur pratique pédagogique, jusqu’à en faire la marque la plus reconnaissable de leur système éducatif. Le théâtre assure le lien entre le collège et la société. Les pièces écrites en vue des représentations scolaires manifestent le souci de rejoindre le public dans ses usages, ses références et ses goûts pour mieux agir sur lui, orienter ses choix, infléchir ses décisions, de manière à être un soutien ou un relais du dessein éducatif global porté par la congrégation. La plupart des pièces n’ont pas été imprimées. Celles qui l’ont été relèvent d’une stratégie de diffusion des idées vers les cercles du pouvoir, les sociétés particulières ou les espaces domestiques. |
|---|