Entrer dans la langue ou dans les langues : de la langue maternelle à la langue « mat-rangère »

Cet article rend compte d’une expérience de trois ans menée au Centre d’Action Médico-Social Précoce (CAMSP) de l’hôpital Salvator à Marseille. Les enfants reçus en consultation, avec leurs parents, éprouvent tous des difficultés à parler et accusent des retards d’apprentissage variés, n’affectant p...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/erea,
Autor Principal: DE MATTIA-VIVIES, Monique
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: E-rea 2018
Sujets:
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Cet article rend compte d’une expérience de trois ans menée au Centre d’Action Médico-Social Précoce (CAMSP) de l’hôpital Salvator à Marseille. Les enfants reçus en consultation, avec leurs parents, éprouvent tous des difficultés à parler et accusent des retards d’apprentissage variés, n’affectant pas uniquement la parole. Cette expérience trouve ses racines dans les difficultés que rencontrent certains étudiants dans l’appropriation des sons de l’anglais. L’on s’est alors demandé si l’origine des difficultés n’était pas à chercher ailleurs que dans une exposition toujours trop limitée pour certains aux sons de l’anglais et s’il ne serait pas utile d’étudier comment l’enfant entre dans le langage afin de tenter de voir si les difficultés rencontrées au moment de l’apprentissage d’une langue étrangère ne sont pas de même nature que celles rencontrées dans sa propre langue, lorsque l’enfant se met ou ne se met pas à parler.L’article débouche sur des hypothèses théoriques concernant l’attrait que l’on peut éprouver pour les langues étrangères ou les résistances qu’elles suscitent, sur les raisons qui favorisent l’apprentissage d’une autre langue ou bien l’entravent, en relation avec l’expérience clinique.