Circulations, disqualification, autonomie des migrants en Chine continentale
En trente ans la Chine a accompli trois transitions : de la planification centralisée vers l’économie de marché, le passage d’une société agricole vers une société industrielle, de la vie rurale vers une urbanisation très intense. La rapidité des transitions chinoises a provoqué une intensification...
Kaydedildi:
| Yayımlandı: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
|---|---|
| Yazar: | |
| Materyal Türü: | Article ou chapitre numérique |
| Baskı/Yayın Bilgisi: |
Espace populations sociétés
2010
|
| Konular: | |
| Online Erişim: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Özet: | En trente ans la Chine a accompli trois transitions : de la planification centralisée vers l’économie de marché, le passage d’une société agricole vers une société industrielle, de la vie rurale vers une urbanisation très intense. La rapidité des transitions chinoises a provoqué une intensification des migrations internes en Chine. Les migrants développent des plurimobilités intracontinentales, c’est-à-dire des mobilités successives des marchés du travail ruraux vers les marchés du travail urbains et réciproquement. La figure du migrant est devenue alors véritablement emblématique pour appréhender les processus de reconfiguration et de segmentation des marchés du travail mais aussi plus globalement la question des résistances dans la société chinoise. Les processus de socialisation des migrants rendent compte d’un dégradé de formes d’affiliation et de mises à distances sociale et économique propres à la société chinoise. Le migrant apparaît comme se constituant en acteur individuel disqualifié socialement, objet de domination mais aussi capable de circulation, d’action, de mobilisation. |
|---|