L’usage intermittent de l’école
Cet article présente une lecture des temporalités sociales au travers de « l’expérience de mixité sociale vécue » de populations de migrants caractérisées par de nouvelles pratiques de circulation : familles marocaines ayant récemment immigré ou Gitans catalans en situation transfrontalière. Nous id...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Publié: |
Espace populations sociétés
2016
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article présente une lecture des temporalités sociales au travers de « l’expérience de mixité sociale vécue » de populations de migrants caractérisées par de nouvelles pratiques de circulation : familles marocaines ayant récemment immigré ou Gitans catalans en situation transfrontalière. Nous identifions des processus de déscolarisation d’enfants dans des contextes communautaires où l’école ne peut plus assurer à elle seule la transmission des compétences culturelles et sociales pour leur autonomie adulte et citoyenne. Nous avons analysé les interactions qui lient deux espaces majeures de socialisation que sont l’école et la famille et qui nous donnent à voir un usage par intermittence des institutions et espaces traversés. Les situations rencontrées, chez les migrants-circulants marocains particulièrement, nous disent combien les enfants qui accompagnent les circulants font preuve d’une grande capacité « d’entrée et sortie » d’univers de normes différentes voire antagoniques sans forcément renoncer aux attributs de chacun. Les Gitans catalans, quant à eux, nous donnent à lire différentes stratégies de mixité, d’autoformation ou d’alliances transfrontalières mettant en évidence des formes spécifiques d’autonomie sociale. Ces nouveaux acteurs migrants en situation transfrontalière ou transnationale, hommes ou femmes, mères ou enfants, font de la ville non pas un espace de sédentarité mais un carrefour des mobilités. L’articulation entre temps et espace que vivent ces populations, souvent en marge mais qui développent par ailleurs des compétences migratoires entre « ici et ailleurs », nous révèle d’originales constructions territoriales et des capacités à traverser les frontières (ethniques, géographiques, administratives et politiques). |
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