La polarisation socio-économique interne des quartiers centraux des métropoles françaises de province
Les fortes inégalités de statut socio-économique, mais également de revenu, entre les différents quartiers des grandes villes sont une des caractéristiques très documentées de l’espace urbain. On peut néanmoins aussi observer quelques quartiers où cohabitent des ménages situés aux 2 extrémités de la...
Αποθηκεύτηκε σε:
| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/eps, |
|---|---|
| Κύριοι συγγραφείς: | , |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Espace populations sociétés
2023
|
| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Les fortes inégalités de statut socio-économique, mais également de revenu, entre les différents quartiers des grandes villes sont une des caractéristiques très documentées de l’espace urbain. On peut néanmoins aussi observer quelques quartiers où cohabitent des ménages situés aux 2 extrémités de la distribution des revenus, plus rares, ils sont presque toujours situés dans les parties centrales des villes. A partir de 2 indices construits à partir des données fiscales et sociales et avec une méthode originale (nommés indices de pauvreté et de richesse), cet article identifie ces quartiers dans les métropoles françaises de province et, parmi ces métropoles, celles au sein desquelles ces quartiers à forte polarisation socio-économique interne, sont les plus présents. Les villes centres comprenant les proportions les plus élevées de petits logements et d’étudiants, mais aussi celles où les inégalités entre les quartiers riches et pauvres sont les plus fortes sont également celles où les quartiers à forte polarisation socio-économique interne sont les plus présents. Dans un deuxième temps, une analyse en composantes principales permet de repérer les autres caractéristiques sociodémographiques qui distinguent ces quartiers à forte polarisation socio-économique interne du reste des villes centres. Dans le prolongement de ce qui été constaté à l’échelle de l’ensemble des villes centres, les quartiers à forte polarisation socio-économique interne se caractérisent par des surreprésentations des petits logements anciens et des étudiants. La présence dans ces quartiers d’étudiants à faibles revenus fiscalement indépendants de leurs parents contribue très probablement à structurer leur polarisation socio-économique interne. Néanmoins d’autres facteurs semblent déterminer la polarisation socio-économique interne, puisqu’une partie non négligeable de ces quartiers polarisés (notamment à Marseille et à Nice), ne présentent aucune surreprésentation étudiante. |
|---|