La part arménienne des études turques

En 1890, les répétiteurs de turc des écoles de langues orientales en Europe sont tous Arméniens. Trente ans plus tard, il n’y en a plus qu’un – et encore. La présente enquête revient sur cette séquence arménienne de la turcologie (des années 1850 à la Grande Guerre), au moment où le domaine se disci...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/ejts,
Autor principal: Bossaert, Marie
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: European journal of Turkish studies 2017
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripció
Sumari:En 1890, les répétiteurs de turc des écoles de langues orientales en Europe sont tous Arméniens. Trente ans plus tard, il n’y en a plus qu’un – et encore. La présente enquête revient sur cette séquence arménienne de la turcologie (des années 1850 à la Grande Guerre), au moment où le domaine se disciplinarise. Une séquence généralement oubliée des histoires de la turcologie, qui ont privilégié les grands noms – nationaux – au détriment des subalternes et des Orientaux. Cet oubli tient aussi à la turquification qui touche la discipline au tournant du siècle, et qui débouche sur le remplacement des Arméniens par des répétiteurs « Turcs », considérés plus conformes. Après un état des lieux et une mise au point sur le statut de répétiteur, qui institue une hiérarchie entre professeurs (nationaux) et « répétiteurs indigènes » (orientaux), j’examine les conditions de cette préférence arménienne, les modalités de recrutement et le rôle majeur des Arméniens dans l’enseignement de la langue turque, mais aussi dans son étude.