Is prosocial behavior egocentric?
Les travaux d’économie expérimentale apportent la contradiction au postulat d’un homo oeconomicus rationnel mû par son seul intérêt. Les motivations prosociales y apparaissent en effet, comme un déterminant important des décisions individuelles. Il reste que ces comportements sont irrationnels par r...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/ei, |
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| Hauptverfasser: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Anglais |
| Veröffentlicht: |
Économie et Institutions
2016
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Les travaux d’économie expérimentale apportent la contradiction au postulat d’un homo oeconomicus rationnel mû par son seul intérêt. Les motivations prosociales y apparaissent en effet, comme un déterminant important des décisions individuelles. Il reste que ces comportements sont irrationnels par rapport aux enseignements de la théorie économique conventionnelle, induisant souvent des pertes économiques pour le sujet. Les avancées des neurosciences renouvellent le débat et font apparaître trois éléments prégnants. Tout d’abord, elles mettent en évidence l’aspect rémunérateur des comportements d’altruisme, de charité, de coopération et révèlent que ces situations ne seront pas seulement sources de « coûts » pour les sujets. Les comportements prosociaux pourraient ainsi être considérés comme le produit de plusieurs déterminants, non mutuellement exclusifs qui se distinguent par leur nature extrinsèque (pour ce qui est des incitations matérielles et normes sociales) ou intrinsèque (motivation, émotion). Il en résulte un enrichissement des notions d’intérêt et de rationalité qui, parallèlement aux influences socioculturelles, doivent intégrer la dimension émotionnelle. Par ailleurs, on sait désormais un peu mieux comment s’opère le processus délibératif face à ces décisions « problématiques », dans lesquelles convictions, croyances, préférences et affects du sujet entrent en conflit ; l’émotion ressentie pourrait ainsi être intégrée dans une élaboration logique. Cependant, les enseignements des neurosciences montrent également la complexité des processus cérébraux, impliquant une interaction et une relation de concurrence/coopération entre le système délibératif et le système émotionnel. |
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