Des enfants partout et nulle part : Vers une analyse de la place des enfants dans les domesticités
Cadre de la recherche : L’étude de la place des enfants dans les domesticités est marginale. Quelques travaux se sont intéressés aux enfants domestiques, notamment aux « petites bonnes » confiées à la famille élargie, ou encore aux « boys » travaillant pour des familles expatriées. D’autres, centrés...
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| Τόπος έκδοσης: | URI:https://journals.openedition.org/efg, |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
Enfances Familles Générations
2026
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| Θέματα: | |
| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | Cadre de la recherche : L’étude de la place des enfants dans les domesticités est marginale. Quelques travaux se sont intéressés aux enfants domestiques, notamment aux « petites bonnes » confiées à la famille élargie, ou encore aux « boys » travaillant pour des familles expatriées. D’autres, centrés sur les parcours migratoires des domestiques, mettent en relief les stratégies du maintien à distance des liens entre la mère et les enfants restés au pays. Plusieurs recherches portent sur le marché de la garde d’enfants. À part lorsque l’enfant est lui ou elle-même domestique, force est de constater qu’iel reste dans l’ombre des analyses. Objectifs : Dans quelle mesure les enfants sont-iels invisibles dans les travaux sur la domesticité ? Quels défis théoriques et empiriques posent l’enquête puis l’analyse de ces enfants dans les rapports de domesticité ? En revenant sur plusieurs décennies de travaux sur les domesticités, cet article a pour objectif de tirer le fil des connaissances déjà acquises et de celles à produire sur la place des enfants dans les domesticités, et les liens que leur étude permet d’établir entre familles et domesticités. Méthodologie : L’article convoque des travaux dans lesquelles l’enfant est au cœur ou en périphérie de l’analyse, et revisite les matériaux (entretiens, observations longues participantes) d’une recherche conduite pendant plusieurs années auprès des grandes fortunes et de leurs domestiques. Résultats : L’article montre que les trois figures de l’enfant apparaissant dans les travaux sur les domesticités – enfant domestique, enfant de patron·nes, enfants de domestiques – sont inégalement étudiés : alors que les trajectoires de vie et l’expérience de travail des enfants domestiques, ou encore les effets des migrations féminines sur les familles transnationales, ont été défrichés par certains travaux, on sait peu de choses sur les enfants des familles employeuses et les effets, sur ces familles, de la délégation des tâches domestiques et parentales. L’article démontre qu’une sociologie attentive à l’enfant offre des potentialités analytiques des procédés de socialisation – de classe, sexués, raciaux – intrafamiliaux, et des mécanismes de reproduction sociale à l’œuvre dans les rapports de domesticité. Conclusions : L’attention portée à la socialisation, à la reproduction sociale et aux hiérarchies qui les traversent au travers des figures enfantines permet non seulement de repenser les liens entre familles et services domestiques, et invite aussi, en creux, à poursuivre la réflexion plus large sur l’imbrication entre colonisation, esclavage, et domesticité.Contribution : Cet article contribue aux champs de recherche sociologiques sur les domesticités, la famille, les rapports sociaux de classe, de race et de genre et leurs articulations aux rapports de domination, les dynamiques de reproduction sociale et de socialisation qui les sous-tendent. |
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