De l’enrôlement parental à l’exclusion socialeReconfigurations des solidarités familiales et reproduction des inégalités sociales et de genre en contexte judiciaire

Cadre de la recherche : Les recherches sur les transformations de la justice des mineurs ont mis au jour l’injonction croissante à la participation des familles. Ils se sont moins penchés sur les incidences socioéconomiques de ce transfert, probablement en raison d’une focalisation sur le travail de...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/efg,
المؤلف الرئيسي: Veaudor, Manon
التنسيق: Article ou chapitre numérique
منشور في: Enfances Familles Générations 2026
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Cadre de la recherche : Les recherches sur les transformations de la justice des mineurs ont mis au jour l’injonction croissante à la participation des familles. Ils se sont moins penchés sur les incidences socioéconomiques de ce transfert, probablement en raison d’une focalisation sur le travail des intervenants et intervenantes sociales et à la manière dont les discours et les pratiques professionnelles façonnent des normes institutionnelles en termes de « bonne » parentalité.Objectifs : Cette étude, conduite en France, suggère de déplacer le regard sur la reconfiguration des rythmes sociaux et familiaux des mères et des pères confronté·es à la justice pénale des mineurs. Dans le prolongement de ces travaux, nous montrons que la recherche d’une plus grande implication parentale tend à leur octroyer un rôle plus central, tout en invisibilisant les inégalités sociales et de genre auxquelles font face ces familles dans ce contexte judiciaire. Il s’agit d’analyser comment ces contraintes exacerbent les inégalités sociales.Méthodologie : Elle se base sur une enquête ethnographique au sein d’un service territorial éducatif de milieu ouvert (STEMO) de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) de plusieurs mois, incluant une quinzaine d’entretiens auprès des jeunes et de leurs parents.Résultats : Cet article examine les effets du placement judiciaire pénal et de la détention des mineurs sur les familles, tant sur le plan de la réorganisation des rythmes sociaux et professionnels que des rapports entretenus par les parents aux institutions sociojudiciaires. Il montre que le poids de ces épreuves varie selon les ressources sociales et économiques, le genre, et la configuration familiale.Conclusions : La reconfiguration des rôles et des rythmes familiaux pendant une période de placement ou de détention des jeunes tend à accroître le poids des inégalités sociales et de genre devant les institutions pénales.Contribution : Cette analyse apporte un éclairage renouvelé à l’étude des transformations des systèmes de justice pénale des mineur·es, en partant du point de vue des parents confrontés à la justice pénale des mineurs. Elle montre que la logique de responsabilisation parentale dans le travail de suivi amplifie les inégalités socioéconomiques, notamment pour les familles immigrées, et les disparités de genre dans la réorganisation des rythmes socioprofessionnels des parents.