Comprendre la collecte de catzos

Dans les périphéries rurales de Quito, la collecte et la consommation de coléoptères, localement appelés « catzos » (Platycoelia lutescens), est un héritage très ancien, aujourd’hui menacé par l’avancée du front d’urbanisation. Peu documentée, et même invisibilisée dans la littérature traitant de l’...

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/echogeo,
المؤلف الرئيسي: Rebaï, Nasser
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: EchoGéo 2026
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Dans les périphéries rurales de Quito, la collecte et la consommation de coléoptères, localement appelés « catzos » (Platycoelia lutescens), est un héritage très ancien, aujourd’hui menacé par l’avancée du front d’urbanisation. Peu documentée, et même invisibilisée dans la littérature traitant de l’alimentation dans les Andes équatoriennes, cette collecte semble toutefois conserver un intérêt pour les populations rurales. À travers l’analyse de la collecte des catzos, cet article interroge plus fondamentalement l’évolution des pratiques paysannes, la place de l’agriculture et celle des patrimoines alimentaires dans un contexte de croissance métropolitaine. Pour cela, il s’appuie sur un travail de terrain mené dans la paroisse La Merced, où des entretiens ont été menés avec des habitants, des collecteurs, ainsi que des dirigeants politiques. Le travail réalisé montre comment les évolutions de la collecte témoignent des changements des formes d’occupation du sol et du détachement d’une partie de la population de l’agriculture. Cependant, en continuant à collecter les catzos, certains individus affirment leur attachement au territoire, à la campagne, voire à leur « identité paysanne et autochtone ». Ainsi, le cas de La Merced met en évidence comment les périphéries rurales de Quito sont traversées par des dynamiques ambivalentes. Si l’agriculture paysanne décline, c’est donc la résistance ordinaire de certains collecteurs qui devrait permettre que les catzos se maintiennent comme un patrimoine alimentaire à part, en Équateur.