Squats, camps et « ghettos » de l’« or rouge » : production de tomates, migrations saisonnières et encampement des travailleurs agricoles migrants en Italie du Sud

À rebours des procédés de spectacularisation mis en œuvre par les médias et les politiques, l’objectif de cet article est de tracer un lien entre les conditions de production des tomates destinées aux industries de transformation italiennes et les conditions de logement des saisonniers agricoles mig...

সম্পূর্ণ বিবরণ

সংরক্ষণ করুন:
গ্রন্থ-পঞ্জীর বিবরন
প্রকাশিত:URI:https://journals.openedition.org/echogeo,
প্রধান লেখক: Filhol, Romain
বিন্যাস: Article ou chapitre numérique
ভাষা:Français
প্রকাশিত: EchoGéo 2026
বিষয়গুলি:
অনলাইন ব্যবহার করুন:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
বিবরন
সংক্ষিপ্ত:À rebours des procédés de spectacularisation mis en œuvre par les médias et les politiques, l’objectif de cet article est de tracer un lien entre les conditions de production des tomates destinées aux industries de transformation italiennes et les conditions de logement des saisonniers agricoles migrants du Mezzogiorno. Espaces de reproduction à bas coût d’une main d’œuvre nécessaire mais indésirable dès que le travail cesse, les squats et « ghettos » de l’« or rouge » apparaissent comme la manifestation d’une double réponse aux besoins en « bras » du secteur agricole d’un côté, et aux nécessités matérielles des migrants confinés dans cet espace-frontière de l’Union Européenne de l’autre. La permanence dans le temps de ces lieux de mise à l’écart, malgré la mise en place de camps formels, illustre l’inadéquation de la réponse apportée par les pouvoirs publics – dont les motivations réelles, au vu des sommes investies, méritent d’être questionnées.