Joseph Conrad’s The Rover (1923) as A Tale of Post-War Reconstruction

Contrairement à la vision répandue selon laquelle Conrad, romancier par excellence de l’indirection, aurait adopté une méthode plus simple dans The Rover (1923), cet article soutient que dans ce roman, la méthode indirecte prévaut toujours. À l’instar de Knowles et Moore, il montre que la source de...

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Vydáno v:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Hlavní autor: Reynier, Christine
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Anglais
Vydáno: Études britanniques contemporaines 2018
Témata:
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:Contrairement à la vision répandue selon laquelle Conrad, romancier par excellence de l’indirection, aurait adopté une méthode plus simple dans The Rover (1923), cet article soutient que dans ce roman, la méthode indirecte prévaut toujours. À l’instar de Knowles et Moore, il montre que la source de ce roman réside dans l’expérience personnelle de l’auteur et ses lectures ; mais alors que ces critiques voient en Peyrol ‘un auto-portrait de Conrad vieillissant faisant face à la fin de sa vie et de sa carrière’ (320), le frère de la côte apparaît ici comme le portrait du Conrad de 1916. Plutôt que d’emprunter aux Voyages, aventures et combats (1853) de Louis Garneray et à l’histoire du corsaire français Robert Surcouf, comme le veulent Knowles et Moore, The Rover apparaît ici comme une reconstruction de A Tale of Two Cities de Dickens. En s’appuyant sur des faits biographiques et historiques, sur une analyse intertextuelle ainsi que sur les études du trauma et celle de Hampson, cet article montre également que The Rover est une reconstruction de l’expérience traumatique de la Première guerre mondiale de Conrad et de son fils Borys ; ce roman apparaît ainsi non pas tant comme un roman napoléonien que comme un récit de reconstruction d’après-guerre.