« Sometimes it is sufficient to disimagine » (Out, 185) : penser l’engagement avec Christine Brooke-Rose

Dans la société britannique dépolitisée des années soixante, la notion d’engagement change. Deux exemples de cette nouvelle forme d’engagement se lisent en France et en Angleterre. Dans le Nouveau roman, tel que Jean Ricardou le théorise, et dans les romans de celle qui était alors considérée comme...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:URI:https://journals.openedition.org/ebc,
Yazar: Zouaoui, Karen
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: Études britanniques contemporaines 2016
Konular:
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Dans la société britannique dépolitisée des années soixante, la notion d’engagement change. Deux exemples de cette nouvelle forme d’engagement se lisent en France et en Angleterre. Dans le Nouveau roman, tel que Jean Ricardou le théorise, et dans les romans de celle qui était alors considérée comme l’importatrice du Nouveau roman en Angleterre, Christine Brooke-Rose, les écrivains prennent position. Il ne s’agit pas de soutenir une idéologie mais de résister à l’imposition d’un imaginaire déjà ordonné par la société. En comparant la théorie et la pratique de Ricardou d’une part, et de Brooke-Rose d’autre part, cet article vise à démontrer que ce qui fait l’engagement en littérature est la « mise en procès » du récit (Ricardou), ou en termes marxistes, sa praxis. De plus, en se focalisant sur le premier roman expérimental de Christine Brooke-Rose Out (1964), cet article se demande comment la praxis « opère » (Rancière) la résistance à la falsification par la société de la langue. L’engagement de l’écrivain est avant tout un engagement envers le lecteur, à qui il est demandé de frustrer son désir de lire des récits mimétiques afin d’exercer le pouvoir de son imagination pleinement.