Translating Woolf’s Essays: Reflections on an Experience of Polyvocal Writing
Cet article revient sur ce que traduire les textes de Virginia Woolf nous dit de sa propre pratique d’écrivain. Il montre comment la traduction est bien cette « épreuve de l’étranger » qu’évoque Antoine Berman, mais avant tout comment elle est un levier herméneutique dévoilant le travail de ventrilo...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/ebc, |
|---|---|
| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Anglais |
| Pubblicazione: |
Études britanniques contemporaines
2015
|
| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Cet article revient sur ce que traduire les textes de Virginia Woolf nous dit de sa propre pratique d’écrivain. Il montre comment la traduction est bien cette « épreuve de l’étranger » qu’évoque Antoine Berman, mais avant tout comment elle est un levier herméneutique dévoilant le travail de ventriloquie auquel se livre Woolf dans ses essais. Il montre comment c’est dans sa propre langue qu’elle fait l’expérience de l’altérité. Cette torsion ou queering de la langue de référence est ainsi pour elle l’occasion de repenser les postures linguistiques et les assignations identitaires imposées par la culture et de négocier une dialectique complexe du masquage et du démasquage linguistique et culturel. |
|---|