Apprendre à distance, apprendre à la marge : vécus d’un métier d’élève reconfiguré
L’enseignement à distance que suivent chaque année plusieurs milliers d’élèves en France dessine les contours d’une scolarité singulière, en marge des conditions d’apprentissage ordinaires, qui réunissent, en présence, enseignant et élèves dans une classe pour y suivre une activité partagée. C’est u...
Guardat en:
| Publicat a: | URI:https://journals.openedition.org/diversite, |
|---|---|
| Autors principals: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
Diversité
2026
|
| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’enseignement à distance que suivent chaque année plusieurs milliers d’élèves en France dessine les contours d’une scolarité singulière, en marge des conditions d’apprentissage ordinaires, qui réunissent, en présence, enseignant et élèves dans une classe pour y suivre une activité partagée. C’est une plateforme numérique, à la fois dispositif technique de distance et espace social, qui formalise alors, en lieu et place des cadres traditionnels, l’activité scolaire et pédagogique à distance. Ces cadres organisationnels et symboliques empruntent, tout en les interrogeant, aux attributs de la forme scolaire. Pour autant, une approche par la pratique sociale située nous conduit à déplacer cette focale du dispositif d’enseignement vers l’expérience d’apprentissage pour qualifier et comprendre la scolarité à distance du point de vue de l’élève. Les questionnaires administrés et entretiens semi-directifs menés avec des élèves scolarisés au CNED (Centre national d’enseignement à distance) dans le cadre du projet ANR Perscol (Persévérance dans l’enseignement secondaire à distance, 2023-2026) nous permettent d’analyser ce que les élèves font avec le dispositif, et surtout de comprendre les représentations et les significations qu’ils attribuent à cette expérience d’apprentissage en marge, et comment ils la négocient. Pour se sentir élève, le devenir ou le rester, les élèves déploient des manières de faire qui donnent du |
|---|