La nation, impensé des sciences de l’éducation ? L’éclairage de Daniel Tröhler

Cet article examine les rapports entre le nationalisme et l’éducation, en soulignant comment l’État-nation moderne s’est appuyé sur la scolarisation pour cultiver l’identité et la loyauté nationales. Alors que des disciplines comme la sociologie et la psychologie se sont développées autour d’abstrac...

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Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/diversite,
Hoofdauteur: Tröhler, Daniel
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Diversité 2025
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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record_format openedition
collection OpenEdition Journal
language Français
format Article ou chapitre numérique
building 0/Bibliothèque numérique/
1/Bibliothèque numérique/OpenEdition Journals/
topic education
curriculum
nationalism
national literacy
Nation-state
national identity
comparative education
éducation
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nationalisme
littératie nationale
État-nation
identité nationale
éducation comparée
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éducation
curriculum
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État-nation
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éducation comparée
Tröhler, Daniel
La nation, impensé des sciences de l’éducation ? L’éclairage de Daniel Tröhler
description Cet article examine les rapports entre le nationalisme et l’éducation, en soulignant comment l’État-nation moderne s’est appuyé sur la scolarisation pour cultiver l’identité et la loyauté nationales. Alors que des disciplines comme la sociologie et la psychologie se sont développées autour d’abstractions telles que la société et le psychisme, la nation elle-même – bien que centrale dans la construction de l’État – n’est jamais devenue un champ de recherche universitaire distinctement institutionnalisé, c’est-à-dire une discipline.La nation et le nationalisme ont donc été étudiés de manière interdisciplinaire – dans les cas où ils sont devenus un sujet de recherche – dominée par des chercheurs des domaines de la science politique, de l’histoire et de la sociologie, tandis que les sciences de l’éducation ont négligé le sujet jusqu’à récemment. La raison de cette négligence est que son académisation (en particulier à travers la formation des enseignants) dépendait des besoins des États-nations, et elle se consacrait bien plus à ces besoins qu’à la remise en question de sa propre raison d’être.Dans ce contexte, l’article retrace comment la recherche en éducation et les systèmes scolaires ont historiquement géré la double tâche de promouvoir l’unité nationale tout en renforçant la stratification sociale, depuis les débats sur la recherche en éducation comparée au XIXe siècle jusqu’aux recherches curriculaires actuelles. Il se réfère à la distinction de plus en plus faite dans les travaux universitaires récents entre nation, État, État-nation et nationalisme, et montre comment le curriculum, les manuels et les pratiques pédagogiques façonnent les littératies et les identités nationales. Enfin, il encourage un examen systématique et interdisciplinaire du nationalisme dans les contextes éducatifs.
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