Le mouvement réformiste (ou « méthode directe ») en milieux européen et américain vers la fin du XIXe siècle en didactique des langues : une révolution ?
Le mouvement réformiste européen (souvent appelé « méthode directe »), d’environ 1880 à 1910, a toutes les apparences d’une révolution. Pourtant, à l’analyse, il ressort que, sur le plan empirique, il n’aura été qu’une brève révolution partielle, mais sur le plan conceptuel, il aura été un mouvement...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/dhfles, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde
2021
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le mouvement réformiste européen (souvent appelé « méthode directe »), d’environ 1880 à 1910, a toutes les apparences d’une révolution. Pourtant, à l’analyse, il ressort que, sur le plan empirique, il n’aura été qu’une brève révolution partielle, mais sur le plan conceptuel, il aura été un mouvement majeur, en tant que pré-révolution préparant les mentalités à accepter l’idée, un demi-siècle plus tard, que les langues vivantes peuvent avoir une valeur formatrice et, de ce fait, être enseignées différemment des langues mortes. Enfin, parallèlement à ce mouvement européen, il est question de quatre novateurs individuels (Heness, Sauveur, Berlitz et Gouin) qui, en milieu américain, une quinzaine d’années auparavant, ont proposé des innovations inspirées (sauf chez Gouin) de la tradition pédagogique, ancienne, de l’éducateur suisse Pestalozzi. Cependant, ces novateurs ne sauraient être considérés comme des précurseurs du mouvement européen. Il s’agit d’intuitifs pragmatiques individuels s’adressant surtout aux adultes, qui ont pu bénéficier du climat créé par les débats de la réforme, pour répandre largement leur matériel pédagogique, tant en Europe qu’en Amérique. |
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