Innovation et autoapprentissage par voie de presse : Ἡ Γαλλική Ἐφημερίς [Le Journal français] (1908-1911)

Le début du XXe siècle, est pour la Grèce une période de transition entre la méthode traditionnelle et la méthode directe. On se préoccupe davantage pour l’enseignement de la langue vivante et de son aspect plus pratique. Ainsi, de nombreux pédagogues, encouragés par la multiplication des instituts...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/dhfles,
Autor principal: Provata, Despina
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Documents pour l’histoire du français langue étrangère ou seconde 2018
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Le début du XXe siècle, est pour la Grèce une période de transition entre la méthode traditionnelle et la méthode directe. On se préoccupe davantage pour l’enseignement de la langue vivante et de son aspect plus pratique. Ainsi, de nombreux pédagogues, encouragés par la multiplication des instituts de langue, écoles commerciales mais aussi par l’intérêt croissant de la jeunesse hellénique pour les concours administratifs (qui exigeaient une bonne connaissance de la langue française) proposent des nouvelles méthodes d’apprentissage du français et font carrière en publiant des ouvrages divers pour l’enseignement de la langue. C’est dans ce cadre que paraît à Athènes, de 1908 à 1911, Ἡ Γαλλική Ἐφημερίς, une publication hebdomadaire bilingue. Son éditeur, Théodore Kyprios, professeur de français et auteur par la suite de nombreux manuels, se vante de mettre à la disposition des apprenants grecs un outil innovant pour l’apprentissage de la langue française. Il s’agit, en effet, d’une revue destinée à l’autoapprentissage de la langue. Tout en restant près de la tradition scolaire qui continue à promouvoir l’usage de la traduction dans l’enseignement des langues, Ἡ Γαλλική Ἐφημερίς vise à une maîtrise effective de la langue, comme moyen de communication, et à des connaissances vraiment utiles et indispensables dans les relations sociales quotidiennes. Il s’applique, enfin, à donner à ses lecteurs le contexte culturel dans lequel évolue le peuple dont on étudie la langue