‘Only Brooks of Sheffield’: Conversation, Crossover Writing, and Child and Adult Perspectives in David Copperfield and Its Juvenile Adaptations
Cet article porte sur le rôle que jouent les conversations entre enfants et adultes dans David Copperfield (1850) de Charles Dickens et dans ses adaptations pour la jeunesse datant de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle. Je montre dans un premier temps que la conversation constitue un ve...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/cve, |
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| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Anglais |
| Izdano: |
Cahiers victoriens et édouardiens
2020
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| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Cet article porte sur le rôle que jouent les conversations entre enfants et adultes dans David Copperfield (1850) de Charles Dickens et dans ses adaptations pour la jeunesse datant de la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle. Je montre dans un premier temps que la conversation constitue un vecteur important de la façon dont Dickens explore la question du savoir de l’adulte et de l’enfant dans son roman de 1850. Les règles de la conversation sont suspendues lorsque sont co-présents des personnages d’âges divers, comme cela est très clairement le cas dans l’exemple auquel mon titre fait référence, où un adulte fait une plaisanterie dont l’enfant David est la cible, car il ne comprend pas une remarque de Mr Murdstone. Toutefois, d’autres conversations révèlent des adultes plus sensibles, qui atténuent les écarts de pouvoir entre enfant et adulte, et présentent l’enfant David comme étant inhabituellement perspicace (ce qui est cohérent avec sa caractérisation générale). Dans un deuxième temps, je me penche sur les adaptations jeunesse de David Copperfield, écrites par un certain nombre d’auteurs et d’autrices dont la petite-fille de Dickens, Mary Angela Dickens. J’argue que ces adaptations ne minimisent pas uniquement le nombre de conversations présentées à travers du discours direct, mais également le processus grâce auquel David fait des inférences conversationnelles ; le narrateur (parlant désormais à la troisième personne) remplit souvent les blancs conversationnels pour l’enfant lecteur. En dernier lieu, je montre que la relative faible importance des conversations dans les adaptations par rapport au roman de Dickens ne peut pas seulement être attribuée à des considérations concernant le caractère approprié ou intelligible du texte original. Le fait que Dickens ait accordé une grande place aux conversations entre adultes et enfants doit plutôt être mis en relation avec le statut de David Copperfield, texte crossover comme on les appelle en anglais, c’est-à-dire un texte qui a été écrit pour ou aurait été lu par un public d’âge mixte, incluant adultes et enfants. Il n’y a plus de double adresse dans les adaptations, ce qui explique que les positions de savoir liées à l’âge n’y trouvent plus une place de choix. De ce fait, les conversations dans David Copperfield métaphorisent la tâche (et les responsabilités éthiques) du cross-writer, l’écrivain qui s’adresse à un double lectorat. |
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